Désormais, je hais la musique. Ici, c'est entre une mère et son fils que le haine tue. J'ai pourtant l'impression que ces mots définissent une partie de mon triste sort...

ANIMADVERSION

Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard,
avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera.
Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en
toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là.
Être là.
Nous ne verrons plus jamais à deux,
débarrassés d'une incision à la lame.
L'extraction aura quand même lieu,
des hurlements stridents emplissant ton âme,
laissant tes yeux secs, pas une larme.
Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool,
de fumée, déjà maculé de ton sang impur
sa première sensation se pesant comme une vision,
une impression,
la folie derrière les murs.
Tu ne lui donneras jamais le sein,
tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n'était rien,
laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la
gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée.
Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre l'infinie et la vie,
entre ce ventre céleste & son contenu maudit.
Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d'un amour
létal, croire que tu vas venir?
cris violence & non-respect de l'être
ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancoeur amère, toujours aussi
présente.
Le pardon ne pouvant s'envisager,
seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais,
malsain, au plus profond du subconscient,
pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma
chair
me rendant chaque jours un peu plus malade.
Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit.
Je me perds.
Plonge tes mains dans mes larmes blanches,
soit sans crainte nage
au sein d'une volute d'abominations,
de laideur, de carnage.
Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de l'ennui.
Toutes ces tortures qui hantent mes nuits.
Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques,
mes grincements de dents, cette musique symbolique.
Regarde dans mes yeux, une vision troublée
du vrai visage de l'homme angoissant, torturé,
touche, de mes mains, tes joues humides.
Une douce peau parfumée qui finira putride.
Ressent ce liquide qui frappe tes tempes,
rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le cour du nourrisson comme celui
du vieux
t'épousant dans la chair, les bosses, les creux.
Tu peux le voir, le sentir ruisseler,
c'n'est plus la peine de croire.
Non, je ne peux pas oublier!
Non, je ne veux plus oublier!
Un déséquilibre profond flotte en moi,
écarquillé, vitreux.
Je dois être déchiré,
Je ne sais plus vraiment c'que j'fais.
Ta gueule est tuméfiée.
Que dire, pas grand chose,
tout ça devait arriver.
L'important, au fond, c'est de crever l'abcès,
hurler,
extérioriser,
en morceaux
t'enterrer.
Le sang épais & chaud galvanise mes mains.
Mon coeur, par terre, emprunte le chemin
qui mène à l'horreur d'une excitation morbide,
Les yeux brillants, le regard matricide.
Ce soir, tu m'as menti encore une fois...
Tu avais dit que tu rentrerais tôt.
Mais la terre dans ta gorge me laisse croire
que, maintenant,
tu ne rentreras plus.
Je construis des abysses,
c'est si beau, quand c'est au fond de la peau.
Que je l'aime ton doux regard qui plisse...
C'est si beau quand je défonce ton cerveau
.

# Posté le jeudi 15 juin 2006 10:08

Modifié le dimanche 19 novembre 2006 15:59

An other part of my sad story... Again...

VOLÉE

Quelle puissance !
Corps sur moi, je m'éloigne.
Indécence,
sales ses mots m'ont déchirées ; ma langue saigne.
Quelle défense ?
J'oublie mes sens, mes conforte dans mes maux.
Et mes yeux se souviennent.
Il a ouvert les portes.
Le roi déshonore sa reine.
Les cris de nos deux corps...
Nos deux corps
Les jambes sont étendues.
Une absence...
Ma vie s'était suspendue.
Sa violence
lentement m'efface, me saccage et me pose.
L'animal se déchaîne.
Mes souvenirs s'en moquent.
Je subis l'hôte et sa haine.
Les plis de nos deux corps, morts.
J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourire.
Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides.
Je me tourne une fois, deux fois : je prends le rythme qu'il m'octroie.
Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l'abîme encore abîmée.
Il invoque.
Je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant.
Oui... Il me vole.
L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trêve jusqu'au bonheur ultime de
son odeur humide sur ma peau.
Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche qu'il entrouvre et qu'il
force.
Mais l'éphémère te possède.
Tu me rends froide, neutre... morte.

# Posté le lundi 19 juin 2006 09:52

Modifié le dimanche 19 novembre 2006 15:56

Oui, j'ai disparu...

J'ai perdu jusqu'à la profondeur de mon âme...

Une âme bien trop ambitieuse auparavant...

Il l'a donc punie...

Simple âme en peine....

# Posté le jeudi 22 juin 2006 05:54

Modifié le dimanche 19 novembre 2006 15:57

Je pleure ... de rire ... Un rire nerveux, pathétique ...

.
Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous?
Sous elle je ris si fort que peut-être était-ce vous?

Sous elle, je cris si fort.
Sous elle, je ris si fort.
Sous elle, je vis si fort.
Sous elle, je prie si fort.
Sous elle, je gis si fort.

Sous elle, je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous ?
Sous elle, je cris si fort que peut-être la tueriez-vous ?
.
Je pleure ... de rire ... Un rire nerveux, pathétique ...

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 07:38

Modifié le mardi 17 juillet 2007 09:24

Ce n'est pas récent..._______________________________________________________________________Je crois...

.
Comment continuer
Quand je ne suis plus que folie ?
Quand les nerfs contrôlent ma vie ?
Quand je ne sais plus où, ni qui je suis ?
Le présent est bien pire qu'avant
Et le destin m'empêche de croire à demain.
Mais pourquoi continuer ?
Ce corps torturé,
Cet esprit anesthésié,
Ces yeux brûlés par mes chaudes larmes,
L'espoir de guérison...
M
e retrouver, recommencer, comme nous riions !
Mon coeur saigne,
Vide, sans rien, sans haine.
Affole le néant,
Tourmente le semblant,
Comme une ablation de l'âme,
Et encore ces larmes,
Perdre sa raison,
Comme nous riions... !


[ Même mon écriture est si fade...Même elle, ma seule "propriété" semble tellement vide, amère... ]
.
Ce n'est pas récent..._______________________________________________________________________Je crois...

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 14:16

Modifié le mardi 17 juillet 2007 09:27